Les 100 Visages du Burkina Digital : Ahmed Forgo, du RESINA au cloud, près de vingt ans au service du numérique
À moins 16 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Ahmed Abdourahim FORGO, ingénieur en systèmes, réseaux et télécommunications et directeur général du groupe NUMERITEL, dont le parcours, entre administration publique et entrepreneuriat technologique, accompagne depuis près de vingt ans la modernisation des infrastructures numériques du Burkina Faso.

Un candidat s'inscrit à un concours de la fonction publique. Un agent des douanes utilise une application professionnelle. Une institution financière accède à une plateforme mutualisée. Une administration échange des informations avec un autre bâtiment public. Pour les utilisateurs, ces opérations se résument souvent à quelques clics. Mais derrière chaque service se trouve une infrastructure qu'ils ne voient pas. Des serveurs. Des réseaux. Des équipements de stockage. Des dispositifs de sécurité. Et des mécanismes destinés à maintenir le service lorsqu'un équipement tombe en panne. C'est précisément dans cet univers qu'évolue Ahmed FORGO.
Depuis ses premières années au sein du Réseau informatique national de l'administration jusqu'au poste du président du comité directoire du groupe NUMERITEL présent au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, il a progressivement changé de responsabilités, sans véritablement changer de terrain. Son métier consiste à construire et à faire fonctionner les fondations sur lesquelles reposent les services numériques.
2007 : entrer dans le numérique par le réseau de l'administration
Le parcours professionnel d'Ahmed FORGO commence véritablement en novembre 2007, lorsqu'il rejoint le ministère chargé des Postes et des Technologies de l'information et de la communication. Il intègre l'équipe de gestion du RESINA, le Réseau informatique national de l'administration du Burkina Faso. Il y travaille comme administrateur réseaux et systèmes informatiques jusqu'en août 2014.
À cette époque, l'une des grandes préoccupations de l'informatisation de l'État consiste à relier les administrations et à assurer le fonctionnement de leurs équipements. Il faut administrer les réseaux. Maintenir les systèmes. Assister les utilisateurs. Résoudre les incidents. Faire évoluer les infrastructures. Et déjà, veiller à leur sécurité.
Pour Ahmed FORGO, ces premières années constituent une immersion dans les réalités techniques de l'administration burkinabè. Il découvre notamment qu'un service numérique ne dépend pas uniquement de la qualité du logiciel utilisé. Il dépend aussi de la solidité de tout ce qui se trouve derrière.
De l'informatique à l'ingénierie des télécommunications
Cette entrée dans la vie professionnelle s'appuie sur une formation technique. Après un baccalauréat série E au Lycée Technique de Ouagadougou, Ahmed FORGO intègre l'École supérieure d'informatique, où il suit une formation d'ingénieur de travaux informatiques en réseaux et maintenance, entre 2003 et 2006. Il poursuit ensuite ses études à HETEC et obtient un diplôme d'ingénieur de conception en systèmes, réseaux et télécommunications, de niveau bac+5.
Mais dans les métiers de l'infrastructure, la formation ne s'arrête jamais véritablement. Au fil des années, il se perfectionne dans les technologies Cisco, la fibre optique, les réseaux WAN, les serveurs HPE, les solutions de stockage IBM, la virtualisation VMware, l'administration Linux, les solutions de sauvegarde et de réplication Veeam Backup et les plateforme ERP Oracle JDE. Il se forme également à la cybersécurité, notamment au piratage éthique en Malaisie, ainsi qu'au management des services et des projets informatiques avec ITIL et PRINCE2. Son parcours suit ainsi l'évolution des technologies qu'il devra lui-même déployer.
2012 : participer à la mise en place du CIRT-BF
L'une de ses premières contributions structurantes concerne un sujet devenu aujourd'hui incontournable : la cybersécurité. En 2012, Ahmed FORGO participe, comme assistant technique, à la mise en place du CIRT-BF, le dispositif national de réponse aux incidents de sécurité informatique. Il contribue à la définition de son architecture technique et organisationnelle, à l'élaboration des procédures de traitement des incidents et à la mise en place des mécanismes de surveillance, de détection et d'alerte.
Un CIRT peut être comparé à une équipe d'intervention spécialisée. Lorsqu'un incident informatique survient, il faut pouvoir l'identifier, en mesurer les conséquences, coordonner la réponse et éviter, autant que possible, qu'il se propage. L'enjeu est particulièrement important pour les infrastructures publiques. Plus les administrations deviennent dépendantes des systèmes informatiques, plus elles doivent disposer de capacités pour faire face aux incidents.
Ahmed Forgo participe ainsi à une étape où la sécurité commence à être structurée comme une responsabilité organisée, et non plus seulement comme une question de configuration technique.
Informatiser les tribunaux de commerce
L'année suivante, en 2013, il intervient également dans le projet d'informatisation des tribunaux de commerce du Burkina Faso. Il participe à l'analyse des besoins, à la définition des infrastructures informatiques et réseaux, à l'installation des serveurs et des postes de travail ainsi qu'à la mise en service des solutions. Il contribue aussi à l'assistance aux utilisateurs et au transfert de compétences auprès des équipes concernées.
Cette expérience montre une autre dimension de son métier. L'informatisation d'une institution ne consiste pas simplement à installer des ordinateurs. Elle implique de comprendre comment les services travaillent, comment l'information circule et comment les agents vont s'approprier les nouveaux outils. L'ingénieur doit donc progressivement apprendre à faire le lien entre la technique et les besoins de l'administration.
À l'ANPTIC, changer de responsabilités
En août 2014, Ahmed FORGO rejoint l'Agence nationale de promotion des TIC, l'ANPTIC.
Il y devient responsable du département de l'Équipement et de l'Assistance technique.
Pendant deux ans, il supervise les activités techniques, le suivi des infrastructures informatiques, l'assistance aux projets numériques et la coordination des interventions.
Ce changement marque une évolution dans sa carrière.
Il ne s'agit plus seulement d'administrer directement des équipements.
Il faut aussi organiser le travail des équipes, suivre plusieurs infrastructures et accompagner des projets.
L'expérience du terrain commence à se transformer en capacité de management.
2016 : de la technique à la politique numérique
En septembre 2016, une nouvelle responsabilité lui est confiée. Ahmed FORGO devient directeur général du Développement de l'industrie numérique au ministère chargé du Développement de l'Économie numérique et des Postes. Il participe à la définition des orientations du secteur, à la coordination des initiatives de développement de l'économie numérique et aux travaux de politique publique dans le domaine des TIC.
Le changement d'échelle est important. Jusque-là, son travail portait principalement sur les infrastructures et leur exploitation. Désormais, il participe également aux réflexions sur le développement de tout un secteur économique. Comment accompagner l'industrie numérique nationale ? Comment structurer les initiatives ? Comment articuler les ambitions publiques avec les capacités techniques disponibles ? En 2017, il fait notamment partie de l'équipe chargée du suivi et de la validation de l'étude relative à la politique sectorielle de l'économie numérique et des postes. Cette expérience lui apporte une autre lecture du numérique : celle des orientations stratégiques, des politiques publiques et de leurs conditions de mise en œuvre.
Revenir à l'ANPTIC avant de franchir le pas de l'entrepreneuriat
En juin 2017, Ahmed FORGO retrouve l'ANPTIC, cette fois comme conseiller technique. Il contribue à l'analyse et au suivi des projets numériques, apporte un appui technique aux initiatives de développement des TIC et participe aux travaux liés à l'écosystème numérique national. Il possède alors une expérience assez particulière. Il connaît les contraintes quotidiennes de l'administration des réseaux. Il a supervisé des équipes techniques. Il a participé à des projets de cybersécurité. Et il a occupé des fonctions de direction au sein du ministère chargé du numérique. En octobre 2018, il décide de poursuivre ce parcours dans le secteur privé. Il prend la direction générale de NUMERITEL SARL.
NUMERITEL : passer de l'administration à l'entreprise
Avec NUMERITEL, Ahmed FORGO entre dans une nouvelle étape professionnelle. Il assure la direction stratégique et opérationnelle de l'entreprise, spécialisée dans l'intégration de solutions technologiques à valeur ajoutée. Il supervise les activités techniques, commerciales et administratives, coordonne les équipes, développe les relations avec les clients et partenaires et pilote les projets d'infrastructures numériques. La transition est intéressante.
Pendant plus de dix ans, il a travaillé au sein des structures publiques chargées de développer et d'administrer le numérique. Il se retrouve désormais à la tête d'une entreprise qui doit concevoir, fournir, installer et maintenir des infrastructures pour différents clients. Le changement ne se limite pas à son statut professionnel. Il doit désormais concilier les exigences de l'ingénieur avec celles du chef d'entreprise. La qualité technique. Les délais.Les ressources humaines. La relation client. Le développement commercial. Et la capacité à mener plusieurs projets de front.
2019 : moderniser les infrastructures des Douanes
Parmi les premiers grands projets présentés dans son CV figure la modernisation des infrastructures informatiques de la Direction générale des Douanes, en 2019. Ahmed FORGO en assure la direction de projet. L'intervention porte notamment sur la refonte des réseaux locaux, la mise à niveau des salles serveurs et le renforcement de la cybersécurité. Elle comprend l'audit des infrastructures existantes, la conception de nouvelles architectures, la segmentation des réseaux et l'amélioration des dispositifs de contrôle d'accès.
Pour une administration comme les Douanes, les infrastructures informatiques jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement quotidien. Elles doivent permettre aux agents d'accéder aux applications, de traiter les informations et de travailler dans des conditions de disponibilité et de sécurité adaptées. Moderniser ces infrastructures revient donc à renforcer les fondations techniques sur lesquelles reposent les services. Mais les projets suivants vont conduire Ahmed Forgo encore plus loin dans l'univers des datacenters et du cloud.
e-Concours : construire le datacenter derrière la plateforme
En 2021, Ahmed FORGO dirige un projet de mise en place d'un datacenter hyperconvergé au profit du ministère chargé de la Fonction publique. L'objectif est de préparer une infrastructure capable d'accueillir la plateforme e-Concours.gov.bf. Le projet comprend la conception de l'architecture, le déploiement des équipements, la virtualisation, le stockage distribué, la sécurisation des réseaux, la sauvegarde et la mise en place de mécanismes de haute disponibilité.
Le terme hyperconvergé peut sembler compliqué. Il désigne pourtant une évolution assez simple à comprendre. Traditionnellement, une infrastructure informatique repose sur plusieurs ensembles distincts : les serveurs pour exécuter les applications, les équipements de stockage pour conserver les données et les réseaux pour les faire circuler.
L'hyperconvergence rapproche ces fonctions dans une architecture intégrée, administrée de manière plus unifiée. Pour une plateforme comme e-Concours, l'enjeu est de disposer d'un environnement d'hébergement capable de répondre aux besoins du service. Le candidat ne voit que le site Web. Mais derrière l'écran, il faut une infrastructure conçue pour accueillir les applications et les données. Le CV d'Ahmed FORGO documente précisément sa contribution à cette partie invisible : le datacenter destiné à héberger la plateforme, et non le développement de l'application elle-même.
eDouane : une nouvelle étape dans la modernisation
En 2023, il retrouve la Direction générale des Douanes. Cette fois, il dirige un projet de mise en place d'une infrastructure spécifique de serveurs, systèmes et stockage dans le cadre d'eDouane. L'intervention porte notamment sur les serveurs physiques, la virtualisation, le stockage centralisé, la segmentation des réseaux et les mécanismes de sauvegarde et de reprise.
La continuité avec le projet de 2019 est manifeste. Après la modernisation des réseaux et des salles serveurs, il s'agit de préparer des infrastructures adaptées à une plateforme métier. C'est aussi une illustration du caractère progressif de la transformation numérique. Une institution ne passe pas d'un système ancien à un système entièrement modernisé en une seule opération. Elle doit souvent faire évoluer ses équipements, ses réseaux, son stockage et ses capacités d'hébergement par étapes.
e-Trésor : lorsque le cloud entre dans les finances publiques
En 2024, Ahmed FORGO dirige un autre projet structurant. Cette fois, il s'agit de la mise en place d'un cloud privé dans le cadre du projet e-Trésor, pour le ministère chargé de l'Économie et des Finances. Le périmètre couvre la conception de l'architecture, les serveurs, le stockage, la virtualisation, la sécurité, la haute disponibilité, la sauvegarde et la supervision.
Un cloud privé permet à une organisation de mutualiser ses ressources informatiques au sein d'un environnement qui lui est dédié. Plutôt que de gérer chaque application sur un serveur isolé, elle peut organiser ses ressources de manière plus souple. Créer des machines virtuelles. Adapter les capacités. Mutualiser le stockage. Mettre en place des dispositifs de reprise. Et administrer l'ensemble à travers une architecture cohérente.
Pour un projet lié aux finances publiques, les exigences de disponibilité et de sécurité prennent une importance particulière. L'enjeu n'est donc pas simplement de disposer d'une infrastructure moderne. Il est de construire un environnement capable de soutenir durablement les services qu'il doit héberger.
Un cloud privé pour les microfinances (SIG Mutualisé)
En 2025, une autre réalisation prolonge cette expertise. Ahmed FORGO dirige un projet de mise en place d'un cloud privé pour héberger une plateforme de système d'information de gestion mutualisé au profit des institutions de microfinance. Le projet, conduit pour le ministère chargé de l'Économie et des Finances, comprend l'ensemble de l'architecture : calcul, stockage, réseau, virtualisation, sécurité, sauvegarde et supervision.
Cette fois, l'infrastructure est destinée à un environnement mutualisé. L'idée est de disposer de ressources techniques communes capables d'accueillir une plateforme utilisée par plusieurs acteurs. Le projet illustre une dimension importante de la transformation numérique : la mutualisation. Toutes les organisations n'ont pas nécessairement besoin de construire seules une infrastructure complète. Des ressources partagées peuvent permettre d'organiser autrement l'hébergement et l'exploitation des systèmes. Mais la mutualisation impose également des exigences de sécurité, de disponibilité et de séparation des environnements. Autant de questions qui se trouvent au cœur du métier d'Ahmed FORGO.
2026 : sécuriser le cœur informatique d'une banque
Le CV d'Ahmed FORGO présente également un projet de 2026 pour la Banque postale du Burkina Faso. Il en assure la direction dans le cadre de la mise à niveau et du renforcement de la sécurité de l'infrastructure Core Banking. Le projet comprend notamment le diagnostic de l'environnement existant, l'amélioration des mécanismes de sauvegarde, la virtualisation, la conception d'un site de secours et le renforcement des contrôles d'accès aux systèmes et aux données.
Le Core Banking désigne le cœur informatique sur lequel reposent les principales opérations d'une banque. À ce niveau, une interruption peut avoir des conséquences importantes. C'est pourquoi le projet ne se limite pas à installer de nouveaux équipements. Il prévoit également un site de secours. L'objectif d'un tel dispositif est de permettre à l'organisation de disposer d'une solution de reprise lorsque son infrastructure principale devient indisponible.
Cette capacité porte un nom : la résilience. Une infrastructure résiliente n'est pas une infrastructure dans laquelle rien ne peut jamais tomber en panne. C'est une infrastructure conçue pour limiter les conséquences d'une panne et faciliter le rétablissement des services.
Revenir au RESINA, près de vingt ans plus tard
Un autre projet de 2026 donne au parcours d'Ahmed FORGO une dimension presque circulaire. À travers un accord-cadre avec l'ANPTIC, son CV présente un projet d'interconnexion de bâtiments administratifs au RESINA et de mise en place de réseaux locaux. Les interventions prévues comprennent les études techniques, le raccordement par fibre optique, le déploiement des équipements réseau, la segmentation, les tests de performance et la documentation des architectures.
Le RESINA. C'est précisément là que sa carrière avait commencé en 2007. À l'époque, Ahmed FORGO participait à son administration et à sa maintenance au sein d'une équipe du ministère. Près de vingt ans plus tard, il revient sur ce même terrain comme dirigeant d'une entreprise technologique impliquée dans l'extension des infrastructures de l'administration. Entre les deux, les technologies ont changé. Les responsabilités aussi. Mais l'objectif demeure : permettre aux administrations de communiquer à travers un réseau fiable.
Le passage du technicien au manager visionnaire d’entreprise innovante
Le parcours d'Ahmed FORGO est également celui d'une transformation professionnelle. Il commence comme administrateur réseaux et systèmes. Il devient responsable de département. Puis directeur général au sein d'un ministère. Conseiller technique. Et enfin dirigeant d'entreprise. Cette évolution montre que l'expertise technologique peut ouvrir sur d'autres responsabilités.
À mesure que les projets grandissent, les problèmes deviennent moins exclusivement techniques. Il faut comprendre les besoins d'une institution. Choisir une architecture. Coordonner les prestataires. Encadrer les équipes. Respecter les délais. Anticiper les risques. Et assurer le suivi après la mise en service. L'ingénieur doit alors devenir aussi un organisateur de la transformation.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'Ahmed FORGO possède près de vingt années d'expérience dans les infrastructures numériques, les réseaux, les télécommunications, la cybersécurité et la transformation digitale, acquises dans le secteur public puis dans l'entreprise privée.
Parce qu'il a participé pendant plusieurs années à l'administration du RESINA, l'une des infrastructures essentielles de l'informatisation de l'État burkinabè.
Parce qu'il a contribué à la mise en place du CIRT-BF et à l'informatisation des tribunaux de commerce, deux projets qui illustrent des dimensions différentes de la modernisation numérique : la sécurité et l'amélioration des outils de travail des institutions.
Parce qu'il a exercé des responsabilités au sein de l'ANPTIC et du ministère chargé de l'Économie numérique, participant ainsi non seulement à la mise en œuvre technique, mais aussi aux réflexions sur le développement du secteur.
Parce qu'avec NUMERITEL, il a poursuivi son engagement dans le secteur privé en dirigeant des projets d'infrastructures stratégiques et structurantes destinés à plusieurs services publics et institutions financières.
Parce que son parcours est associé à des projets comme e-Concours, eDouane, e-Trésor, la mutualisation des systèmes d'information de la microfinance et la sécurisation de l'infrastructure bancaire de la Banque postale du Burkina Faso.
Et parce qu'il incarne une continuité intéressante dans l'histoire du Burkina numérique : l'ingénieur qui administrait hier les réseaux de l'État dirige aujourd'hui une entreprise qui contribue à construire les infrastructures de ses nouveaux services.
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