FasoOS — un système d’exploitation burkinabè au service de la souveraineté numérique
Souveraineté numérique & infrastructuresAriel Ouedraogo
FasoOS est un système d’exploitation développé par un Burkinabè pour les Burkinabè, au service de la souveraineté numérique. À terme, il vise à réunir un bureau accessible, un centre d’applications, des réglages unifiés, une assistance locale, des espaces de travail spécialisés et des outils de partage et de sécurité. Fondé sur Linux, ce projet individuel ambitionne de renforcer notre capacité à maîtriser, adapter et faire évoluer localement nos outils numériques.
Ce projet est finaliste — votez pour votre vitrine préférée !
Soyez le premier à voter !
La souveraineté numérique suppose de pouvoir comprendre, adapter et faire évoluer les outils que nous utilisons. Lorsque cette capacité n’est pas développée localement, les utilisateurs restent dépendants de choix technologiques sur lesquels ils ont peu de prise. Le système d’exploitation, qui organise l’accès aux applications, aux fichiers et aux périphériques, constitue un point de départ essentiel pour renforcer cette maîtrise. FasoOS répond à cet enjeu en développant une initiative burkinabè fondée sur les technologies libres. Il vise également à réduire la complexité de l’ordinateur : fonctions dispersées, réglages difficiles à comprendre et manque d’accompagnement des débutants. L’objectif est de rapprocher la maîtrise technologique des usages quotidiens
FasoOS ambitionne de renforcer l’autonomie numérique des Burkinabè en proposant un environnement informatique accessible, compréhensible et adaptable localement. Son interface et ses outils d’accompagnement visent à faciliter l’apprentissage et l’utilisation quotidienne de l’ordinateur, notamment pour les personnes peu familiarisées avec l’informatique. Le projet entend également encourager une culture de création technologique : montrer que les Burkinabè peuvent participer à la conception de leurs outils, et pas seulement les utiliser. À terme, il pourrait servir de support à des formations, à des contributions de développeurs locaux et à des initiatives éducatives. Ces effets seront évalués lors des premières expérimentations auprès des utilisateurs.