TerraProof agit comme une couche souveraine de preuve entre une intention numérique et son effet sur le monde réel.
Lorsqu’un humain, une application, un automate ou un agent d’intelligence artificielle propose une action, TerraProof conserve d’abord son origine et les éléments nécessaires pour établir sa provenance.
Dans une démonstration basée sur Grok Build, par exemple, l’agent IA peut proposer une action et utiliser des outils, tandis que TerraProof conserve les éléments observables utiles de cette session afin de les relier à la demande. Grok Build reste un acteur cognitif : il peut proposer, rechercher ou utiliser des outils, mais il ne devient jamais l’autorité de décision.
Le cœur de TerraProof, appelé Sovereign Action Kernel, est la seule composante TerraProof autorisée à décider si une action est ALLOW, LIMIT ou DENY. Ainsi, une IA peut demander une action sans obtenir automatiquement le droit de l’exécuter.
Exemple : une IA demande à régler un système de refroidissement à 18 °C. Une politique locale impose un minimum de 21 °C. TerraProof conserve la demande de 18 °C, décide LIMIT, autorise 21 °C et lie cette décision à la commande effectivement émise.
Autour de cette décision, TerraProof peut réunir plusieurs catégories de preuves : identité du logiciel, provenance cognitive, règles appliquées, chaîne de garde, observations techniques, contradictions et simulations d’alternatives.
TerraProof peut également comparer plusieurs futurs : ne rien faire, exécuter la demande initiale, appliquer l’action autorisée ou étudier une alternative de repli. Ces simulations transportent leurs limites et incertitudes ; elles ne sont jamais présentées comme une certitude sur le futur physique.
L’ensemble peut être assemblé dans un dossier portable et vérifiable permettant de répondre à trois questions fondamentales :
Pourquoi cette machine a-t-elle bougé ?
Aurait-elle pu agir différemment ?
Qui ou quoi aurait pu empêcher l’action ?
Après la première génération de TerraProof, la trajectoire industrielle consiste à connecter progressivement cette couche de preuve aux infrastructures déjà existantes sans exiger leur remplacement. La priorité est d’abord l’observation passive, la reconstruction et l’explication, avant toute automatisation physique plus avancée.
À plus long terme, cette architecture peut être fédérée entre plusieurs sites et adaptée à des domaines comme l’énergie. Dans ce cadre, TerraProof ne cherche pas à remplacer l’opérateur réseau, le compteur, le DERMS ou le marché de l’électricité : il vise à devenir la couche de preuve capable de relier les identités, contraintes, autorisations, commandes, mesures et règlements afin de répondre un jour à une nouvelle question : « Pourquoi cette énergie a-t-elle bougé ? »
Cette évolution reste une trajectoire de recherche et d’industrialisation progressive ; elle n’est pas présentée comme déjà déployée aujourd’hui.